Le pitch est absurde et l’assume : Lucius, architecte thermal sous Hadrien, se retrouve régulièrement aspiré au fond d’un bassin et recraché dans un sentô japonais contemporain. Il en repart avec une idée, qu’il réimplante à Rome.
La comédie comme méthode
Mari Yamazaki a vécu des années en Italie et enseigné l’histoire de l’art. Ça se voit à chaque page : la mosaïque est juste, la plomberie est juste, le rapport romain au corps est juste. Le gag n’est jamais l’ignorance du personnage — c’est le télescopage de deux cultures qui ont, l’une et l’autre, pensé le bain mieux que nous.
Six volumes, une lecture d’un après-midi, et l’on en sort en sachant des choses. C’est rare.

