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Le Crieur lance avec ce numéro 13 sa nouvelle formule. Il n'existe, en la matière, guère de martingale. Ni de rhétorique beaucoup plus artificielle que celle consistant à décrire ce que sera un journal ou magazine. Mais il n'existe guère non plus de moments aussi importants dans la vie d'une revue que ceux où le pacte avec ses lecteurs évolue. Qu'il soit alors ici explicité que les enquêtes sur les idées et la culture demeurent les armatures du Crieur (nous errerons ici dans les couloirs du Collège de France afin de savoir comment l'institution se réinvente, ou dans les arcanes des réseaux sociaux pour en comprendre l'implacable structure qui nous a conduit jusqu'à la Ligue du LOL), mais qu'il est temps de varier davantage les formats, les rythmes, les écritures. Chaque numéro de la nouvelle formule du Crieur contiendra donc désormais, en sus des enquêtes et du portfolio photographique, une ouverture – un grand format sous forme de fiction, de manifeste ou d'entretien (ici avec Delphine Horvilleur, la femme rabbin, sur l'avenir des religions) –, un récit correspondant à ce que les Anglo-Américains nomment la narrative non fiction (il sera dans ce numéro question d'un étrange cargo venu de l'espace et qui a révolutionné la musique du Cap-Vert), une position qui n'incarne pas la ligne de la revue mais donne à voir un clivage politique urgent (dans ce numéro, un texte mordant questionne les impensés stratégiques et politiques de la collapsologie), et une rubrique monde des idées afin de donner un aperçu des débats et publications importantes partout sur la planète, mais hors de la France (où nous retrouverons des chroniques sur les Extinction Studies , l'œuvre d'Andreas Malm ou encore sur le grand livre de la politiste américaine, Shoshana Zuboff, Surveillance Capitalism ).
Le Crieur lance avec ce numéro 13 sa nouvelle formule. Il n'existe, en la matière, guère de martingale. Ni de rhétorique beaucoup plus artificielle que celle consistant à décrire ce que sera un journal ou magazine. Mais il n'existe guère non plus de moments aussi importants dans la vie d'une revue que ceux où le pacte avec ses lecteurs évolue. Qu'il soit alors ici explicité que les enquêtes sur les idées et la culture demeurent les armatures du Crieur (nous errerons ici dans les couloirs du Collège de France afin de savoir comment l'institution se réinvente, ou dans les arcanes des réseaux sociaux pour en comprendre l'implacable structure qui nous a conduit jusqu'à la Ligue du LOL), mais qu'il est temps de varier davantage les formats, les rythmes, les écritures. Chaque numéro de la nouvelle formule du Crieur contiendra donc désormais, en sus des enquêtes et du portfolio photographique, une ouverture – un grand format sous forme de fiction, de manifeste ou d'entretien (ici avec Delphine Horvilleur, la femme rabbin, sur l'avenir des religions) –, un récit correspondant à ce que les Anglo-Américains nomment la narrative non fiction (il sera dans ce numéro question d'un étrange cargo venu de l'espace et qui a révolutionné la musique du Cap-Vert), une position qui n'incarne pas la ligne de la revue mais donne à voir un clivage politique urgent (dans ce numéro, un texte mordant questionne les impensés stratégiques et politiques de la collapsologie), et une rubrique monde des idées afin de donner un aperçu des débats et publications importantes partout sur la planète, mais hors de la France (où nous retrouverons des chroniques sur les Extinction Studies , l'œuvre d'Andreas Malm ou encore sur le grand livre de la politiste américaine, Shoshana Zuboff, Surveillance Capitalism ).
Publié chez La Découverte en juin 2019, cet ouvrage fait partie de nos recommandations au rayon Romans.
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