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Cet ouvrage explique pourquoi et comment, au cours de leur élaboration doctrinale puis de leur affirmation religieuse et politique (Ier millénaire après J.-C.), les trois religions monothéistes – hébraïsme, christianisme, islam – ont élaboré puis imposé des systèmes familiaux et de parenté distincts et consciemment opposés, créant entre elles des barrières culturelles et sociales infranchissables. Ces structures profondes ont persisté parfois jusqu'à nos jours. Elles ont eu, sur le plan économique et politique, des conséquences considérables : affirmation progressive d’un marché « libre » – en partie, aussi de l’État –, en Occident ; persistance du rôle dominant de l’État dans le monde musulman ; « économie de la diaspora » dans le monde juif. L’Économie de Dieu analyse tous les principaux aspects de ces évolutions divergentes, renouvelant, dans ce domaine, les thèses de K. Marx, de M. Weber et de K. Polanyi. L’auteur pose sous un jour nouveau des problèmes d’une brûlante actualité. Gérard Delille a été directeur des études pour l’Histoire moderne et contemporaine à L’École française de Rome, directeur de recherches au CNRS, directeur des études à l’EHESS de Paris et professeur d’histoire moderne à l’Institut universitaire européen de Florence. Il s’occupe d’histoire de la famille et des systèmes de parenté avec une attention particulière aux aspects culturels, économiques et politiques.
Cet ouvrage explique pourquoi et comment, au cours de leur élaboration doctrinale puis de leur affirmation religieuse et politique (Ier millénaire après J.-C.), les trois religions monothéistes – hébraïsme, christianisme, islam – ont élaboré puis imposé des systèmes familiaux et de parenté distincts et consciemment opposés, créant entre elles des barrières culturelles et sociales infranchissables. Ces structures profondes ont persisté parfois jusqu'à nos jours. Elles ont eu, sur le plan économique et politique, des conséquences considérables : affirmation progressive d’un marché « libre » – en partie, aussi de l’État –, en Occident ; persistance du rôle dominant de l’État dans le monde musulman ; « économie de la diaspora » dans le monde juif. L’Économie de Dieu analyse tous les principaux aspects de ces évolutions divergentes, renouvelant, dans ce domaine, les thèses de K. Marx, de M. Weber et de K. Polanyi. L’auteur pose sous un jour nouveau des problèmes d’une brûlante actualité. Gérard Delille a été directeur des études pour l’Histoire moderne et contemporaine à L’École française de Rome, directeur de recherches au CNRS, directeur des études à l’EHESS de Paris et professeur d’histoire moderne à l’Institut universitaire européen de Florence. Il s’occupe d’histoire de la famille et des systèmes de parenté avec une attention particulière aux aspects culturels, économiques et politiques.
Publié chez Les Belles Lettres en février 2015, cet ouvrage fait partie de nos recommandations au rayon Romans.
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